Des tables de jeux à une école de croupiers
- Publié 28 mai 2026

Elle a appris le métier au contact direct des tables, dans l’effervescence d’un casino en pleine activité. Douze ans plus tard, Katarina Pantic en a fait une école. Un parcours rare, qui l’a menée de croupière au VIAGE à fondatrice de la première école de croupiers en Belgique.
Quand Katarina rejoint VIAGE en 2013, elle ne cache pas son ambition : devenir croupière à temps plein dans un environnement international, exigeant et vivant. Derrière elle, des études en histoire de l’art. Devant elle, une passion déjà bien ancrée pour l’univers des casinos, nourrie notamment par un passage révélateur à Las Vegas à l’âge de 21 ans. Lorsque VIAGE a organisé, peu après son ouverture, une formation interne exceptionnelle pour devenir croupier, elle n’a pas hésité à sauter sur l’occasion. Six semaines intensives, au cours desquelles elle apprend l’ensemble des jeux classiques et découvre les réalités du métier, directement derrière les tables. Elle y restera finalement près de douze ans.
Une immersion totale dans le métier
Dans l’environnement exigeant d’un grand casino, Katarina affine rapidement ses compétences. La diversité des joueurs, le rythme soutenu des tables et la pression constante deviennent son quotidien. Un terrain d’apprentissage, mais aussi de transformation. Au fil des années, elle développe bien plus qu’une expertise technique. Elle découvre la dimension profondément humaine du métier : la gestion des émotions, la relation aux clients, la dynamique d’équipe et la rigueur nécessaire pour tenir la cadence. Cette expérience dépasse largement le cadre professionnel. Elle y construit des liens durables, y trouve un équilibre personnel, et y fonde une partie de sa vie.
VIAGE n’a jamais été un simple lieu de travail. C’était un véritable point d’ancrage.
De la pratique à la transmission
En 2023, forte de cette expérience, Katarina franchit une nouvelle étape : elle crée la KAPA Casino School, la première école de croupiers spécialisée en Belgique. Le principe est clair : transmettre en huit semaines les fondamentaux du métier, roulette, blackjack, punto banco, poker, mais aussi tout ce qui ne s’apprend pas dans les manuels. Posture, rythme, gestion du stress, sens du service et relation client occupent une place centrale dans la formation.
"Et une fois au casino, c’est surtout le contact humain qui les marque : que ce soit avec les clients ou avec les collègues, l’ambiance y est toujours excellente." – Katarina Pantic
Aucun diplôme spécifique n’est exigé pour intégrer la formation. Ce sont surtout la curiosité, la précision et l’aisance avec les chiffres qui font la différence. La structure reste volontairement à taille humaine. Katarina suit personnellement tous ses étudiants, de leur apprentissage jusqu’à leur entrée dans le métier. Elle les accompagne au-delà de la formation, jusqu’à leur premier contrat dans un casino ou dans un autre secteur où leurs compétences trouvent une utilité.
VIAGE, véritable tremplin professionnel
La boucle est aujourd’hui bouclée... L’établissement où Katarina a fait ses débuts accueille aujourd’hui les étudiants de la KAPA Casino School pour un stage pratique de quatre semaines.
Une collaboration qui s’est construite progressivement, portée par les années d’expérience, la réputation de Katarina et la confiance établie avec VIAGE. Au fil du temps, la KAPA Casino School est devenue bien plus qu’un centre de formation : une réponse concrète à un double enjeu. D’un côté, un secteur du casino en quête de personnel qualifié. De l’autre, une ville de Bruxelles où les opportunités d’emploi restent essentielles.
En ouvrant ses portes aux stagiaires, VIAGE ne se contente donc pas de préparer ses futurs collaborateurs. Le casino investit dans des parcours, dans des trajectoires professionnelles, dans des personnes. Pendant leur stage, les étudiants sont intégrés comme de véritables membres du personnel. Ils occupent les tables, participent au rythme du casino et découvrent les exigences du terrain, tout en étant encadrés en continu. C’est souvent là que tout se joue : dans la réalité du contact client, dans l’intensité des soirées et dans la gestion des tables en situation réelle. Les chiffres confirment la pertinence du modèle : près de 90 % des étudiants décrochent un contrat de croupier à la suite de la formation.
Au-delà des compétences techniques, Katarina Pantic défend une approche fondée sur l’expérience et l’audace. « Il faut oser. Jouer toutes ses cartes. Et si ça ne fonctionne pas, au moins on a essayé », résume-t-elle. Un mantra qui résume autant son parcours que celui qu’elle transmet désormais à ses étudiants.
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